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Instituée par la loi n° 98/009
du 1er juillet 1998 portant loi de finance de la République
du Cameroun pour l’exercice 1998/1999, la taxe sur la valeur ajoutée
(TVA) est appliquée depuis le 1er janvier 2000. Remplaçant
et corrigeant les insuffisances de la Taxe sur le chiffre d’affaires (TVA),
la TVA n’est ni un impôt nouveau, ni un impôt de plus, elle
vient simplement répondre aux attentes tant décriées
lors de l’application de la précédente taxe. Une plus grande
justice et équité fiscale est ici corroborée par
l’élargissement de l’assiette et par la prise en compte des préoccupations
sociales du gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pauvreté ;
un système de recouvrement plus efficace, une plus grande neutralité
économique de la taxation, grâce à un mécanisme
de déduction amélioré, et à une gestion plus
moderne des crédits de taxe, impliquant des compensations intégrales
de droits et taxes et des remboursements effectifs de la TVA; une sélection
plus rigoureuse des assujettis ; une suppression systématique
des distorsions de la TCA causées parfois par le mode de calcul,
tantôt dues au champ d’application et même souvent au mode
de paiement … Par rapport à la TCA, la TVA présente
des avantages suivants : une part importante des exonérations
concédées précédemment dans le cadre de la
TCA sont supprimées au profit d’une concurrence saine et égalitaire.
Le remboursement des crédits est effectif à la condition
qu’ils soient justifiés et que les bénéficiaires
ne soient pas débiteurs des impôts et taxes compensables
de quelque nature que ce soit. Les délais de remboursement sont
les suivants : en fonction du dépôt de la demande, les
exportateurs ont un délai de deux mois ; les industriels,
les établissements de crédit, bail ayant réalisé
des investissements pour lesquels les crédits de TVA sont supérieurs
à 200 millions de Fcfa et les entreprises en cessations d’activités
ont quant à eux un ‘’dead line’’ de trois mois. Les produits de
premières nécessités (farine, poisson, pétrole
lampant, gaz, lait, riz, pain, sucre, viande…) sont exonérés
de TVA. Les tranches dites sociales bénéficient également
d’une exonération à concurrence de moins de 10m3
pour l’eau et de moins de 110kw pour l’électricité, au profit
des ménages. La TVA circonscrit son champ d’application dans les
limites territoriales prévues dans le cadre de la TCA, donc à
l’intérieur du Cameroun sous réserve des conventions internationales. A titre d’exemple, les ventes faites dans
les conditions de livraison de la marchandise au Cameroun, des services
rendus, droits cédés ou objet loués utilisés
ou exploités au Cameroun, des opérations de transport inter-Udeac
lorsque le domicile ou le siège social du transporteur se trouve
au Cameroun …le droit que l’Etat a de percevoir la TVA et ou le droit
d’accise s’applique sur la livraison s’agissant des ventes et des échanges
de biens et de marchandises, de l’encaissement du prix des prestations
de services (acomptes, avances), des travaux immobiliers (aménagements)
et des tranches de travaux quels que soient les bénéficiaires,
les locations, les ventes, les mutations… La base d’imposition est constituée
de toutes les sommes et valeurs de tous les biens ou services perçus
ou à percevoir en contrepartie de la livraison des biens ou la
prestation de services. En d’autres termes, le prix total réclamé
au client, tous frais et taxes compris.
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